- Les registres paroissiaux du Québec remontent à 1621 et nomment souvent les parents, les conjoints et les lieux d’origine.
- Une femme est généralement inscrite sous son nom de naissance, ce qui facilite son suivi d’une génération à l’autre.
- Cherchez chaque nom sous toutes ses variantes, y compris le nom dit et les formes anglicisées.
- L’acte de mariage est souvent la clé pour identifier les parents et remonter d’une génération.
- Vérifiez chaque lien sur le document original et notez toujours vos sources.
Pourquoi chercher ses ancêtres québécois ?
Il existe de nombreuses raisons d’effectuer des recherches sur son histoire familiale, autrement dit sa généalogie. Les motivations sont propres à chaque personne qui entreprend cette démarche.
- D’où vient ma famille ? Pour certains, cela peut vouloir dire retrouver la maison où grand-papa est né. Pour d’autres, il peut s’agir de localiser l’endroit précis en France où est né leur premier ancêtre patronymique, c’est-à-dire l’ancêtre qui porte leur nom de famille, une douzaine de générations plus tôt. Pour les personnes adoptées, cette recherche peut soulever une question d’identité encore plus importante.
- Mes ancêtres ont-ils participé à des événements historiques ? Certains voudront peut-être savoir si un membre de leur famille a servi dans l’armée. D’autres souhaiteront comprendre ce que leurs ancêtres ont vécu pendant un événement important, comme le siège de Québec.
- Cette histoire de famille est-elle vraie ? La plupart des familles ont des histoires et des traditions qui se transmettent de génération en génération. La recherche généalogique permet parfois de distinguer les faits de la fiction.
- Pourquoi ma famille a-t-elle quitté le Québec ? Aujourd’hui, de nombreux descendants de familles québécoises vivent ailleurs au Canada ou aux États-Unis. La généalogie peut aider à retracer ces migrations et à découvrir quand, où et parfois pourquoi une famille a déménagé.
- À quoi ressemblait réellement la vie de mes ancêtres ? La généalogie peut révéler bien plus que des noms et des dates. Les documents peuvent nous renseigner sur le métier d’un ancêtre, sa communauté, ses biens, ses liens familiaux et d’autres détails qui nous aident à mieux comprendre leur vie.

Qu’est-ce qui rend la généalogie québécoise unique ?
Les personnes qui recherchent leurs racines au Québec découvriront rapidement l’extraordinaire richesse des sources généalogiques disponibles. Les registres paroissiaux catholiques de baptêmes, de mariages et de sépultures remontent jusqu’en 1621. Ces actes sont souvent remarquablement détaillés et cohérents, puisqu’ils identifient non seulement les personnes, mais aussi les parents, les conjoints, les noms de jeune fille, les lieux d’origine et les liens familiaux. Ensemble, ces registres forment une documentation exceptionnellement riche qui permet de suivre les familles québécoises sur plusieurs générations.

Les personnes qui découvrent la généalogie québécoise remarqueront peut-être que les documents historiques sont généralement décrits comme des actes de baptême, de mariage et de sépulture, plutôt que comme les actes plus familiers de naissance, de mariage et de décès. Pendant la majeure partie de l’histoire du Québec, l’état civil était consigné dans des registres religieux, tenus principalement par les prêtres et d’autres ministres du culte. Les actes étaient donc centrés sur des événements religieux. Un acte de baptême indique généralement à la fois la date de naissance et la date du baptême de l’enfant, tandis qu’un acte de sépulture donne souvent la date du décès ainsi que celle de l’inhumation. Les naissances et les décès ne sont donc pas absents des documents historiques ; ils sont généralement consignés dans les actes de baptême et de sépulture. Ce système est demeuré étroitement lié aux registres religieux jusqu’en 1994, année où le Québec a établi un registre unique et centralisé de l’état civil.
Une autre raison pour laquelle les registres paroissiaux du Québec ont été si bien conservés est qu’à partir du XVIIe siècle, ils étaient généralement tenus en double exemplaire. Un exemplaire demeurait à la paroisse, tandis qu’un autre était déposé auprès des autorités civiles. Ainsi, si un registre était perdu ou endommagé, un second exemplaire pouvait parfois en préserver le contenu.
Au-delà des registres paroissiaux, les chercheurs en généalogie québécoise ont accès à une impressionnante variété d’autres documents historiques. Le premier recensement à l’échelle de la colonie date de 1666, à l’époque de la Nouvelle-France. Une immense collection de documents juridiques et notariés, remontant à 1626, nous renseigne également sur la vie de nos ancêtres dans une foule de détails fascinants. On y trouve notamment des contrats de mariage, des engagements de voyageurs, des testaments et même des querelles de voisinage au sujet d’une clôture.
Mieux encore, bon nombre des documents les plus utiles aux généalogistes ont été numérisés et indexés. Il est donc aujourd’hui possible d’explorer des siècles d’histoire familiale québécoise depuis chez soi, ce qui aurait été inimaginable il y a seulement quelques décennies. Les grandes bases de données ont encore transformé la recherche. Généalogie Québec, de l’Institut Drouin, donne accès à des millions de documents indexés et d’images numérisées, tandis que le PRDH-IGD a reconstitué des générations de familles québécoises en reliant les individus, les couples et leurs enfants d’un document historique à l’autre. De telles ressources permettent de retracer de nombreuses familles québécoises sur plusieurs générations avec une continuité remarquable.
Grâce à cet ensemble exceptionnel de documents et de ressources, les chercheurs en généalogie québécoise sont dans une position unique et enviable. Des siècles d’histoire familiale sont documentés dans une grande diversité de sources, dont beaucoup sont aujourd’hui facilement accessibles. Un vaste univers documentaire n’attend que d’être exploré.
Comprendre les noms au Québec
Pour les chercheurs, les noms au Québec présentent à la fois des avantages importants et certains défis.
Dans les registres paroissiaux catholiques du Québec, les femmes sont généralement identifiées par leur nom de naissance (ou nom de jeune fille), conformément à la tradition française. Le mariage ne changeait pas automatiquement le nom de famille d’une femme, ce qui permet de les retracer beaucoup plus facilement d’une génération à l’autre, comparativement aux régions où les femmes mariées étaient couramment inscrites sous le nom de leur mari. Il existe toutefois des exceptions. Les registres protestants et les recensements peuvent identifier une femme mariée sous le nom de famille de son mari.
Cette tradition se poursuit aujourd’hui au Québec. Depuis 1981, les deux époux conservent leur nom de naissance après le mariage et l’utilisent dans l’exercice de leurs droits civils. Une personne peut utiliser socialement le nom de famille de son conjoint, mais le mariage n’entraîne pas en soi un changement légal de nom.
Dans les documents québécois des XVIIe au XIXe siècles, l’orthographe des noms pouvait varier considérablement. Un nom pouvait être écrit selon sa prononciation ou simplement selon la préférence du prêtre, du notaire, du greffier ou de la personne qui le consignait. L’analphabétisme pouvait contribuer à ces variations, mais même des personnes instruites écrivaient parfois leur propre nom de différentes façons. Dans un acte de mariage de 1816, par exemple, le nom de famille Hénault est écrit de trois manières différentes. De même, le nom Boulé peut apparaître sous les formes Boullé, Boulay, Boulet ou Bouley. Les prénoms pouvaient également varier. Le prénom féminin Josèphe pouvait aussi être écrit Josephte ou Josette.

Il faut garder ces variantes à l’esprit lorsqu’on effectue des recherches. Une recherche limitée à une seule orthographe risque facilement de faire passer à côté d’un document pertinent.
Historiquement, les enfants catholiques du Québec étaient souvent baptisés sous plusieurs prénoms. Des prénoms religieux comme Joseph et Marie étaient courants, tant chez les garçons que chez les filles. Les prénoms inscrits au baptême n’étaient pas nécessairement ceux qu’une personne utilisait dans la vie quotidienne. Ils ne constituaient pas toujours non plus un ensemble fixe d’identifiants, comme on pourrait s’y attendre aujourd’hui. Une personne pouvait apparaître sous un prénom dans un document et sous un autre ailleurs, ou alterner entre différents prénoms au cours de sa vie. Antoine Jean Marie Théophile Roy, par exemple, a été baptisé sous quatre prénoms en 1838. Il ne les utilisait pas nécessairement tous les quatre dans la vie quotidienne.

Si un ancêtre a quitté le Québec, il se peut qu’il ait modifié ou anglicisé son nom de famille dans le Canada anglophone ou aux États-Unis. Certains changements sont faciles à reconnaître, comme Delorme devenu Delarm ou Côté devenu Coty. D’autres demandent beaucoup plus d’imagination, comme Langevin devenu Langway, Lefebvre devenu Bean, Bellefeuille devenu Leaf, ou même Massicot devenu Mexico.
L’un des aspects les plus difficiles de la généalogie québécoise est peut-être celui des noms « dit ». Un nom dit est un nom de famille secondaire qui pouvait s’ajouter au nom de famille et, dans certains cas, finir par le remplacer. Dans ce contexte, le mot dit se comprend essentiellement au sens de « aussi connu sous le nom de ». La forme féminine, dite, peut être employée pour une femme.
Les noms de guerre ont constitué une source importante de noms dits. Les soldats français qui ont servi dans l’armée recevaient souvent un surnom, qu’ils utilisaient pendant leur service. Certains d’entre eux, qui se sont établis en Nouvelle-France, ont continué à l’employer. Mais les noms dits avaient de nombreuses autres origines. Ils pouvaient renvoyer au lieu d’origine d’une personne, à une caractéristique physique, à un fief ou à une propriété, au nom de famille de la mère, au métier ou à une autre caractéristique servant à distinguer une personne ou une famille d’une autre.
Certains noms dits n’étaient utilisés que par une personne ou une branche d’une famille, tandis que d’autres se transmettaient sur plusieurs générations. Avec le temps, les descendants pouvaient utiliser le nom de famille d’origine, le nom dit ou les deux. Par exemple, les membres de la famille Roy dit Desjardins peuvent apparaître dans différents documents sous les noms Roy, Desjardins ou Roy dit Desjardins.

Il faut toujours garder à l’esprit la possibilité qu’un ancêtre ait utilisé un nom dit. Si vous en rencontrez un, faites des recherches sous chacun des deux noms de famille séparément, ainsi que sous les deux ensemble. Un ancêtre qui semble avoir disparu se cache peut-être simplement sous l’autre nom.
La généalogie québécoise ne se limite pas à la généalogie catholique
Bien que les registres paroissiaux catholiques dominent la recherche traditionnelle sur les Canadiens français, le Québec abrite depuis longtemps des communautés protestantes, juives et d’autres confessions religieuses. Leurs registres constituent eux aussi des sources importantes pour la généalogie québécoise. Pendant une grande partie de l’histoire du Québec, les registres tenus par des ministres du culte autorisés remplissaient non seulement une fonction religieuse, mais faisaient aussi partie du système d’état civil. Par conséquent, d’importantes collections d’actes non catholiques de naissance ou de baptême, de mariage et de sépulture ont été conservées jusqu’à aujourd’hui.

La recherche dans ces communautés peut exiger une approche quelque peu différente. Les églises protestantes, par exemple, n’étaient pas toujours organisées selon le même système de paroisses territoriales que l’Église catholique. Un même ministre pouvait desservir plusieurs communautés dispersées et consigner leurs baptêmes, mariages et sépultures dans un seul registre. Les renseignements consignés pouvaient également varier considérablement et étaient souvent moins détaillés que dans les registres catholiques.
L’acte de mariage protestant de Louis Tahamont et de Josephine Gouin, en 1880, par exemple, fournit relativement peu de renseignements permettant d’identifier le couple, comparativement à un acte de mariage catholique typique de la même époque. Un indice particulièrement précieux est le nom de la mère de Josephine, qui aide à établir son identité.

La religion ne permet pas toujours de déterminer avec certitude où chercher un acte. Dans certaines régions du Québec, notamment dans les Cantons-de-l’Est, d’importantes communautés protestantes se sont développées avant que des paroisses catholiques y soient établies et qu’un prêtre y réside en permanence. Les familles catholiques pouvaient plutôt être desservies périodiquement par des missionnaires itinérants, dont les actes pouvaient être conservés dans les registres d’une paroisse ou d’une mission éloignée. Dans certaines circonstances, des couples catholiques se mariaient également devant des ministres protestants lorsqu’ils n’avaient pas facilement accès à un prêtre catholique.
Pour cette raison, ne supposez pas qu’un ancêtre catholique se trouvera toujours dans un registre catholique, ni qu’un nom de famille français désigne nécessairement une famille catholique. Si vous ne trouvez pas un acte là où vous vous attendiez à le trouver, élargissez votre recherche aux paroisses voisines, aux missions et aux autres confessions religieuses.
Migration : vos ancêtres québécois ne sont peut-être pas restés au Québec
Les familles québécoises ne sont pas toutes restées au Québec. Au fil des générations, bon nombre d’entre elles se sont établies en Ontario, au Nouveau-Brunswick et dans l’Ouest canadien, tandis qu’un nombre considérable a franchi la frontière pour s’établir aux États-Unis. Pour les généalogistes, cela signifie que des documents produits à l’extérieur du Québec peuvent être essentiels pour retracer une famille d’une génération à l’autre.
L’un des plus importants mouvements de population s’est produit entre le milieu du XIXe siècle et la Grande Dépression. Les historiens estiment que l’émigration nette du Québec vers les États-Unis a atteint environ 925 000 personnes entre 1840 et 1930. Beaucoup se sont établies en Nouvelle-Angleterre, où les villes industrielles en pleine croissance offraient des emplois dans les usines textiles et d’autres industries. Les pressions économiques au Québec, notamment les possibilités agricoles limitées dans les régions de peuplement ancien, combinées à la perspective d’emplois et de salaires plus élevés aux États-Unis, ont encouragé la migration vers le sud.
Les migrations s’inscrivaient souvent dans des réseaux familiaux et communautaires. Une personne pouvait partir la première, puis être suivie plus tard par ses frères et sœurs, ses parents ou d’autres membres de la famille. En Nouvelle-Angleterre, les Canadiens français ont établi d’importantes communautés parfois appelées « Petits Canadas », avec leurs églises, écoles, journaux et commerces de langue française.

Pour les chercheurs, le fait qu’un ancêtre ait franchi la frontière peut compliquer la recherche. Les noms peuvent être orthographiés différemment ou anglicisés, et un lieu de naissance au Québec peut être indiqué simplement comme « Canada » ou « Canada French ». Les recensements américains, les actes d’état civil, les registres paroissiaux catholiques, les documents de passage à la frontière et les dossiers de naturalisation peuvent tous fournir des indices permettant de relier un émigrant à sa famille québécoise.
Si un ancêtre semble disparaître des documents québécois, élargissez votre recherche à d’autres régions. Recherchez aussi ses frères et sœurs et d’autres membres de la famille, puisque les familles migraient souvent ensemble ou se suivaient vers la même destination. Un document produit de nombreuses années après le départ d’un ancêtre du Québec peut contenir son lieu de naissance, le nom de ses parents ou un autre détail permettant d’établir d’où il venait.

Quelques principes d’une bonne recherche généalogique
1. Commencez par ce que vous savez
Partez de vous-même, de vos parents et de votre famille immédiate, puis remontez dans le temps une génération à la fois. Notez les dates et les lieux des principaux événements de la vie, comme les naissances, les mariages et les décès. Rassemblez également les renseignements dont votre famille dispose déjà. Parlez à vos proches, en particulier aux générations plus âgées, et recherchez des certificats, des avis de décès, des cartes mortuaires, des photographies, des lettres et d’autres documents familiaux susceptibles de fournir des indices utiles. Dans la leçon 2, nous vous montrerons comment commencer.
2. Utilisez les actes de mariage pour établir la filiation
En généalogie québécoise, l’acte de mariage est souvent le document clé pour identifier les parents d’une personne et remonter d’une génération.
Un exemple : Vous savez que vos arrière-grands-parents sont Jean Tremblay et Marie Girard. À partir de la date de naissance de leur fils, votre grand-père, vous pouvez estimer la période de leur mariage (avant 1875) et peut-être déterminer une région en fonction de l’endroit où vivait la famille (Saguenay–Lac-Saint-Jean). L’étape suivante consiste à retrouver l’acte de mariage de Jean et Marie. Cet acte indiquera très probablement les parents des deux époux, ce qui vous aidera à identifier la génération précédente, puis à retrouver les actes de baptême correspondants.
Une recherche générale sur Généalogie Québec permet de retrouver l’acte de mariage de Jean Tremblay et Marie Girard, célébré en 1871 à Laterrière, dans la région du Saguenay. Une leçon ultérieure expliquera plus en détail comment effectuer des recherches sur ce site.

Vous savez désormais que les parents de Jean Tremblay étaient Onésime Tremblay et Sara Clavault. Vous pouvez utiliser ces noms, ainsi que l’âge approximatif et le lieu de résidence de Jean, pour rechercher le bon acte de baptême et remonter la lignée.
Si vous commenciez plutôt par chercher le baptême de Jean Tremblay, vous pourriez trouver de nombreux garçons portant ce nom sans avoir de moyen fiable de déterminer lequel est votre arrière-grand-père. Établir la filiation avant de remonter dans le temps est particulièrement important lorsqu’il s’agit de noms courants.
3. Travaillez lentement et méthodiquement
Lorsqu’on entreprend des recherches généalogiques pour la première fois, il est compréhensible de vouloir « remonter le plus loin possible ». Avec tous les arbres généalogiques québécois déjà disponibles en ligne, il peut aussi être tentant de reprendre sans vérification les recherches de quelqu’un d’autre et d’ajouter rapidement des générations à son propre arbre.
Remontez une génération à la fois et vérifiez chaque lien de parenté avant de poursuivre. Les arbres généalogiques publics peuvent fournir des indices utiles, mais ils sont créés par d’autres chercheurs et peuvent contenir des erreurs qui ont été copiées d’un arbre à l’autre. Personne ne veut découvrir, des années plus tard, qu’on a suivi la mauvaise branche d’un arbre généalogique.
4. Consultez le document original dans la mesure du possible
Les index, les résumés et les résultats de recherche dans les bases de données sont extrêmement utiles pour repérer des documents, mais ils ne reproduisent pas toujours tout ce qui se trouve dans le document original. Les noms peuvent être mal transcrits, des détails peuvent être omis et l’écriture manuscrite peut être mal interprétée. Lorsqu’une image du document original est disponible, examinez-la vous-même avant d’ajouter l’information à votre arbre généalogique.
5. Notez toujours vos sources
Peu de choses sont plus frustrantes que de revenir à un ancêtre et de ne plus pouvoir déterminer d’où provient un renseignement. D’où vient cette date de décès ? Des renseignements familiaux ? D’une nécrologie ? D’un acte de sépulture ?
Consigner vos sources vous permet de retrouver l’information, d’en évaluer la fiabilité et d’aider d’autres chercheurs à retracer votre démarche. Selon la source, notez des détails comme le titre d’un livre et le numéro de page, le nom de la collection et la référence de l’image, un numéro de microfilm, ou encore le nom de la personne ainsi que la date d’une conversation ou d’un échange de courriels.
6. Attendez-vous à des divergences entre les documents
Les documents généalogiques ont été créés par différentes personnes, à différents moments et à différentes fins. L’âge d’un ancêtre peut varier d’un recensement à l’autre, un nom de famille peut être orthographié différemment d’un document à l’autre, ou un lieu de naissance peut être indiqué simplement comme « Canada » dans un document et comme une paroisse précise du Québec dans un autre. N’écartez pas automatiquement un document parce qu’un détail diffère de ce à quoi vous vous attendiez. Comparez l’ensemble des preuves disponibles, notamment les noms, les membres de la famille, les dates, les lieux et les autres éléments d’identification, avant de tirer une conclusion.
7. Traitez une question de recherche à la fois
Déterminez ce que vous cherchez à établir avant de commencer vos recherches et tenez un simple journal de recherche dans lequel vous notez les collections et les sources que vous avez déjà consultées, y compris les recherches qui n’ont donné aucun résultat. Cette méthode est particulièrement importante lorsqu’on tente de résoudre un problème de recherche complexe dont la réponse n’est pas évidente. Une question de recherche claire et un journal de recherche peuvent vous aider à éviter de refaire le même travail et à évaluer plus facilement les indices au fur et à mesure qu’ils apparaissent.
Ces principes ne constituent pas une liste de vérification à compléter une fois pour toutes. Ce sont des habitudes à conserver à chaque étape de vos recherches, de la toute première à la centième. Avancez avec soin, vérifiez au fur et à mesure et laissez les documents, plutôt que les suppositions, guider vos conclusions. L’exceptionnelle richesse documentaire du Québec récompense bien davantage la patience que la rapidité.
Dans la prochaine leçon, nous mettrons ces principes en pratique et vous montrerons comment commencer : en partant de votre propre famille, en rassemblant ce que vous possédez déjà et en posant les bases de vos recherches futures.
Questions fréquentes
Jusqu’en 1994, l’état civil du Québec était consigné dans des registres religieux. L’acte de baptême indique généralement la date de naissance, et l’acte de sépulture la date du décès.
Un nom de famille secondaire ajouté au nom d’origine, qui a parfois fini par le remplacer. Les descendants de Roy dit Desjardins peuvent apparaître sous Roy, Desjardins ou les deux : cherchez sous chaque forme.
Dans les recensements, l’état civil, les registres paroissiaux et les dossiers de naturalisation de sa région d’arrivée, souvent en Ontario ou en Nouvelle-Angleterre, sous un nom parfois anglicisé.
Ce sont des indices, pas des preuves : ils peuvent contenir des erreurs recopiées d’un arbre à l’autre. Vérifiez chaque lien de parenté sur le document original avant de l’ajouter.

