Trouver ses ancêtres québécois hors du Québec : comment procéder?

Par
Institut Drouin
Publié le
23/01/2018
Trouver ses ancêtres québécois hors du Québec : comment procéder?
À retenir
  1. Entre 1840 et 1930, plus d’un million de Québécois ont quitté la province, souvent pour le nord-est des États-Unis.
  2. Des sociétés généalogiques américaines, comme l’American-Canadian Genealogical Society à Manchester, se spécialisent dans les ancêtres canadiens-français.
  3. La collection Drouin compte plus de 25 millions d’actes, dont certains de l’Ontario, des Maritimes et de la Nouvelle-Angleterre.
  4. Les livres sur l’émigration québécoise vers les États-Unis donnent des pistes et des indices utiles aux recherches.
  5. Ailleurs au Canada, les sociétés généalogiques locales des communautés francophones peuvent vous orienter vers les bonnes ressources.

En sortant des frontières du Québec, notamment pour visiter la Nouvelle-Angleterre, il n’est pas rare de trouver des noms de famille à consonance francophone. On peut alors s’imaginer que les ancêtres de cette personne ont quitté la province francophone pour s’établir ailleurs, gardant avec eux les traces de ces origines. Entre 1840 et 1930, c’est plus d’un million de québécois qui ont quitté le territoire pour aller chercher du travail. Nombre d’entre-eux se sont établis dans le nord-est des États-Unis, ce qui explique la forte présence de racines francophones dans cette région.

Certaines familles ont été séparées à l’époque, de sorte que beaucoup de québécois ont des ancêtres qui se sont installés ailleurs et y ont établi leur propre progéniture. Dans le but de mieux connaître la généalogie et de retrouver ces ancêtres québécois, voici quelques informations cruciales pour savoir comment retracer des ancêtres installés hors Québec:

Les québécois aux États-Unis

Selon certaines recherches, environ 30 millions d’américains seraient des descendants d’ancêtres québécois. Les liens familiaux sont donc nombreux et étant donné que la généalogie est une activité très populaire aux États-Unis, les ressources pour trouver des informations sont abondantes.

Comment trouver un ancêtre québécois aux États-Unis?

Pour effectuer de telles recherches, il est entres-autres possible d’utiliser des ressources québécoises et de s’informer auprès de sociétés généalogiques situées dans les régions américaines les plus concernées. Aux États-Unis, plusieurs groupes sont spécialisés dans la recherche d’ancêtres « french-canadian ».

Par exemple, l’American-Canadian Genealogical Society, basée à Manchester au New Hampshire, est un centre dédié à la recherche généalogique de racines canadiennes et/ou francophones. Leur collection rassemble des documents issus notamment de la collection Drouin, de plusieurs églises protestantes canadiennes ainsi que d’archives provenant de différents états américains.

L’American-Canadian Genealogical Society est loin d’être la seule des organisations de ce genre. Plusieurs états, villes et villages de la région offrent ce genre de service, dont le American French Genealogical Society, situé à Woonsocket dans le Rhode Island, ou le French-canadian genealogical society of Connecticut. Il est donc possible d’entrer en contact avec ces organisations ou de s’y rendre en personne.

La collection Drouin

Plus de 25 millions d’actes d’état civil font partie de la collection Drouin. Cette collection comprend des documents qui proviennent du Québec, mais aussi de l’Ontario, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et des États-Unis. En effet, il est possible de chercher des actes de baptême, des certificats de mariage, des actes de décès et d’autres documents officiels, dont certains proviennent de la région de la Nouvelle-Angleterre. Voilà donc une ressource très riche pour compléter des recherches. De surcroît, la collection Drouin est facile d’accès et relativement simple à parcourir.

Les livres et périodiques au sujet des ancêtres québécois installés aux États-Unis

L’un des plus célèbres auteurs américains était-il en fait québécois? Jean-Louis « Jack » Kerouac est né à Lowell, Massachusetts, de parents québécois. De ce fait, la langue première de Kerouac était le joual. La mère de Kerouac était aussi cousine germaine de nul autre que René Lévesque. Outre cette sympathique anecdote, les livres au sujet de l’émigration québécoise vers les États-Unis présentent des informations très utiles dans le cadre des recherches car elles peuvent donner des pistes et des indices.

Voici quelques livres et périodiques intéressants et pertinents sur le sujet, qui se trouvent en bibliothèque ou qui sont numérisés sur internet:

  • La ruée vers le sud: migrations du Canada vers les États-Unis, 1840 à 1930 (Bruno Ramirez)
  • Histoire d’un rêve brisé? Les Canadiens français aux États-Unis (Yves Roby)
  • L’émigration des Québécois aux États-Unis de 1840 à 1930 (Yolande Lavoie)
  • The french canadians in New England, (Prosper Bender)
  • Les Canadiens français de la Nouvelle-Angleterre (Édouard Hamon)

Trouver un ancêtre québécois dans le reste du Canada

Outre la collection Drouin qui fut nommée précédemment, d’autres ressources permettent de faire des recherches au sujet d’ancêtres québécois installés en dehors de la province. Par exemple, il est possible d’entrer en contact avec les différentes sociétés généalogiques locales, dont certaines sont spécialisées dans la recherche de données sur les ancêtres d’origine francophone. Ceci est particulièrement vrai dans les provinces canadiennes où la communauté francophone est encore fortement développée, dont le Manitoba, la Saskatchewan, l’Ontario et les provinces maritimes. Les spécialistes savent guider les gens vers les bonnes ressources tout en les accompagnant lors de leurs recherches.

Voilà la clé pour bien démarrer l’enquête et réussir à trouver des informations précises au sujet d’ancêtres québécois qui ont décidé de s’expatrier dans d’autres endroits.

Questions fréquentes

Entre 1840 et 1930, plus d’un million de Québécois ont quitté la province pour chercher du travail, et beaucoup se sont établis dans le nord-est des États-Unis. Selon certaines recherches, environ 30 millions d’Américains descendraient d’ancêtres québécois.

Plusieurs sociétés généalogiques de la Nouvelle-Angleterre s’y consacrent, dont l’American-Canadian Genealogical Society à Manchester (New Hampshire), l’American French Genealogical Society à Woonsocket (Rhode Island) et la French-Canadian Genealogical Society of Connecticut. On peut les joindre ou s’y rendre en personne.

Oui. En plus du Québec, la collection Drouin, qui rassemble plus de 25 millions d’actes d’état civil, comprend des documents de l’Ontario, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et des États-Unis, dont certains de la Nouvelle-Angleterre : baptêmes, mariages, décès et autres actes officiels.

En plus de la collection Drouin, communiquez avec les sociétés généalogiques locales, dont certaines se spécialisent dans les ancêtres d’origine francophone. C’est surtout vrai au Manitoba, en Saskatchewan, en Ontario et dans les Maritimes, où leurs spécialistes peuvent vous guider vers les bonnes ressources.

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Institut Drouin

Fondé en 1899 par Joseph Drouin, l’Institut généalogique Drouin conserve et numérise les archives généalogiques du Québec. Son équipe publie ici les nouveautés de Généalogie Québec et des guides pratiques.

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